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Le jour où les Boks ont presque battu la France

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Dans le cinquième volet d’une nouvelle série d’articles de l’équipe du magazine SA Rugby, WADE PRETORIUS revient sur un match de test qui a enflammé sa passion pour le jeu.

Ils disent que vous n’oublierez jamais votre premier chagrin… facile alors que les Springboks s’inclinant 18-17 face à la France à Ellis Park en 1993 reviennent comme mon match le plus mémorable. Bien sûr, la Coupe du monde gagne en 95, 07 et 19 offre plus en termes de joie pure et effrénée, mais ce choc est celui qui se démarque toujours.

Il y avait tout. Les Springboks, sous Ian MacIntosh, jouaient à Johannesburg et pendant que je rendais visite à des amis de la famille dans la ville cette semaine-là, nous avons été jugés trop jeunes pour être emmenés au match. Cela importait peu que nos familles se soient regroupées devant la télévision – des enfants évidemment relégués au sol avec peu de chaises à leur disposition – pour regarder la tentative de l’Afrique du Sud de gagner la série après le premier test 20-20 à Durban.

Ce côté Bok a présenté mes héros d’enfance, en particulier Hennie le Roux et James Small dans le backline et ma première icône sportive, Uli Schmidt, dans le pack.

La tournée française a également présenté des noms hors du commun: Philippe Saint-André, Philippe Bernat-Salles, Philippe Sella et Thierry Lacroix étaient des talents exceptionnels parmi les arrières. Laurent Cabannes, Olivier Roumat et Philippe Benetton se sont distingués dans le peloton.

Le match était une affaire de tout-action… les Boks ont pris d’assaut les blocs et ont semblé jouer le concours entier à un million de milles à l’heure. Leur maniement était superbe – ou du moins comme mes souvenirs le servent – et les attaquants semblent fonctionner comme des arrières (peut-être pas liés par le professionnalisme des programmes de gym à l’époque).

Les Français n’ont pas eu de réponse et ont rapidement suivi un essai de James Small. La famille a éclaté et des balles ont été versées…

Les visiteurs n’étaient pas au rendez-vous et pour toute la domination des Springboks, ils se sont retrouvés en quelque sorte en retrait avec peu de temps au compteur malgré la quatrième pénalité de Theo van Rensburg de la soirée.

La capacité a augmenté rugit les Boks, comme le reste de la nation qui regarde le rugby, alors qu’ils jetaient l’évier de la cuisine aux Français. Ils ont attaqué par vagues, attaquant à nouveau en passant et en déchargeant comme des vétérans de la ligne arrière.

Avec le temps qui s’écoulait, les Boks ont refusé d’être battus et ont forcé une pénalité d’un jeu qui a commencé derrière le gardien de but des Springboks. Van Rensburg aurait un coup de pied pour gagner le match quoique à environ 49 mètres.

La foule fut silencieuse alors que le latéral arrière du Transvaal frappa le ballon … la direction ne posa aucun problème et il arriva à quelques centimètres au-dessus de la barre transversale. Les juges de touche ont dû se concerter et ont correctement statué que le coup de pied avait été manqué.

Il y aurait plus à jouer, car ce sont les jours de blessure. Encore quelques minutes pour trouver un moyen de gagner. Le temps des blessures reflétait l’affrontement alors que les Boks poursuivaient leur tentative désespérée de victoire. Un talon contre la tête, une course folle pour le territoire et une pause de Jacques Olivier dans l’aile gauche.

Possession non sécurisée et un chiffre d’affaires. Et puis un moment de folie. Avec le temps écoulé, Schmidt jetterait un coup de poing sur Bernat-Salles. Dans les jours qui ont précédé les téléviseurs grand écran et les TMO, il a simplement été mis en garde malgré le sang qui coulait au-dessus des yeux du Français.

Mon héros, bien que non cartonné, est tombé. Mes Springboks ont vaincu. Des larmes coulaient de mes yeux. C’est un jeu que je n’ai jamais oublié.

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