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L’appel de l’artiste Rokudenashiko rejeté par la Cour Suprême – Actualités

La Cour Suprême de Tokyo a rejeté jeudi l’appel de l’artiste Megumi Igarashi – fait suite à une condamnation pour obscénité après la distribution de scans 3D de ses parties génitales en 2013 et 2014. Agée de 48 ans, l’artiste dont le pseudonyme est Rokudenashiko, est condamnée à payer une amende de 400 000 yens.

Igarashi se serait tenue, ce jeudi, devant le bâtiment de la Cour Suprême brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire «jugement injuste». Elle a posté une réponse au verdict, ce jeudi également, dans laquelle elle affirme qu’elle aime de s’exprimer sans «se retenir». Elle a ajouté que «plusieurs choses se déroulent» dans le processus ayant été mené à cette décision, et que, dans cette mesure, elle était fière d’avoir «marqué l’histoire». Le post sur son blog inclut une photographie (ci-contre) où l’on peut lire «jugement historique». Un lien donnant accès au modèle 3D de Manko-chan (Vagin-chan), son personnage, y est également ajouté – et le modèle restera disponible jusqu’au 15 août.

L’appel d’Igarashi insistait sur le fait que la distribution de ce modèle faisait «partie de ses activités artisitques» et «donnait la possibilité à ses sympathisants de créer quelque chose avec ces données et de participer à la production de ses œuvres en effectant des dons ». Igarashi a également déclaré que le jugement reposait sur les principes «dépassés».

Le tribunal intérieur de son côté avait tranché que les données 3D «représentaient de manière réaliste [les parties génitales féminines] et stimulaient le désir sexuel des spectateurs ». Cependant, celui-ci n’avait pas trouvé cette représentation comme obscène lors d’une exposition dans un enseigne de divertissement pour adultes à Tokyo, en 2014, y trouvant même un «certain degré artistique et idéologique».

L’artiste à distribué cette reconstitution dans le cadre d’une campagne de financement participative visant à créer un kayak – lui aussi modélisé d’après ses parties intimes.

La Police A récemment interpellé Igarashi en juillet 2014 pour obscénité. Elle a également été arrêtée en 2014 pour avoir exposé une pièce de plâtre dans la vitrine d’un commerce pour adulte Minori Watanabe (aussi connu sous le nom Minori Kitahara). Le tribunal Tokyo a statué en mai 2016 qu’elle était coupable d’avoir enfreint les lois sur l’obscénité en raison de la distribution des données 3D, mais non coupable des accusations liées au kayak et à l’exposition dans la boutique.

Igarashi a publié le mémoire graphique Qu’est-ce que l’obscénité?: L’histoire d’une artiste bon pour rien et sa chatte en anglais en mai 2016. Elle apparaît également dans le documentaire Queer Japan de Graham Koklbeins et Anne Ishii.

Sources: The Mainichi, The Tokushima Shimbun, blog de Megumi Igarashi

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