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Une enquête sur le racisme après que le magazine français dépeint un député noir comme un esclave

Daniele Obono prend la parole lors d'une session de questions au gouvernement
Daniele Obono prend la parole lors d’une session de questions au gouvernement (Photo: .)

Une enquête criminelle a été ouverte en France après qu’un homme politique noir ait été dépeint comme un esclave enchaîné dans un grand magazine conservateur.

Valeurs Actuelles (Valeurs Actuelles) pourrait maintenant faire face à des poursuites pour le reportage illustré de sept pages sur la députée Danièle Obono, 40 ans.

Mme Obono, qui est franco-gabonaise, a déclaré qu’elle en était écœurée. Elle a tweeté l’image avec les mots «l’extrême droite – odieux, stupide et cruel».

« Cette image est une insulte à mes ancêtres, à ma famille et à mon mouvement politique », a-t-elle ajouté, se disant « plus déterminée que jamais à lutter contre le #racisme, pour la liberté, l’égalité et la fraternité ».

Suite à de nombreuses autres plaintes – y compris du président Emmanuel Macron – le procureur de Paris Rémy Heitz a confirmé lundi l’ouverture d’une enquête préliminaire pour «insultes racistes».

La dispute est particulièrement incendiaire car le président Macron a accordé une interview à Valeurs Actuelles l’année dernière, malgré sa réputation de répandre la haine.

Mme Obono a déclaré que la bande dessinée détaillée qui la dépeignait comme une esclave du XVIIIe siècle était un exemple de racisme institutionnel en France.

Décrivant les responsables comme des «conneries racistes», elle a déclaré: «J’ai blessé pour ma république, j’ai blessé pour ma France».

Mme Obono, qui est membre du parti France Unbowed, a ajouté que le dessin était une attaque politique contre ceux qui luttent contre «le racisme et la stigmatisation dont sont victimes des millions de nos compatriotes».

M. Macron lui a téléphoné personnellement samedi pour « exprimer sa condamnation claire de toute forme de racisme », a déclaré un porte-parole.

Le Premier ministre Jean Castex a tweeté: «Cette publication révoltante doit être condamnée sans ambiguïté. La lutte contre le racisme dépassera toujours nos différences.  »

Elisabeth Moreno, la jeune ministre de l’égalité est le seul membre noir de l’actuel gouvernement français, et elle a également offert son soutien à sa collègue parlementaire de gauche.

(FICHIERS) Dans ce fichier photo prise le 24 novembre 2017, la députée de gauche française La France Insoumise (LFI) Daniele Obono pose lors d'une séance photo à Paris.  - Le magazine conservateur français Valeurs Actuelles a publié un article de `` politic-fiction '' et une illustration sur le député LFI Daniele Obono, dépeint comme un esclave, qui a déclenché une vague d'indignation, y compris la condamnation du Premier ministre français, le 29 août 2020 (Photo par JOEL SAGET / AFP) (Photo par JOEL SAGET / AFP via Getty Images)
Daniele Obono a condamné le dessin animé (Photo: .)

«Je ne partage pas les idées de Danièle Obono, mais aujourd’hui je lui offre tout mon soutien», a déclaré Mme Moreno.

Et Richard Ferrand, le chef de l’Assemblée nationale, a écrit sur Twitter: « A ses côtés dans la lutte contre le racisme et pour le respect dû à tous les élus de la République ».

SOS Racisme, l’un des plus grands groupes antiracistes français, a déclaré que la caricature était typique du discours de haine visant les minorités ethniques en France.

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue ces derniers mois pour manifester au nom du mouvement Black Lives Matter (BLM), à la suite de la mort de jeunes hommes en garde à vue.

Malgré cela, Valeurs Actuelles a défendu le dessin animé – affirmant qu’il faisait partie d’un «  long métrage de fiction d’été  » dans lequel des personnalités publiques «  voyagent dans le temps  ».

Une déclaration du magazine a rejeté les affirmations selon lesquelles il était raciste, mais a ajouté qu’il regrettait d’avoir blessé Mme Obono «  personnellement  », ajoutant qu’ils «  s’excusaient auprès d’elle  ».

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