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Le toast annuel de Deauville contre un film américain remplace le flash hollywoodien par des camées de Cannes

Délivré le: 04/09/2020 – 10:03

La ville côtière normande de Deauville lance vendredi son ode annuelle au cinéma américain alors que sa 46e édition démarre malgré le coronavirus. Le tapis rouge de cette année peut être visiblement court pour les stars d’Life, mais la fête sera inclusive, avec quelques importations de longs métrages du Festival de Cannes annulé rejoignant la fête.

Se présentant comme le premier grand festival du film à dérouler le tapis rouge en France depuis que Covid-19 a commencé à infliger des dommages collatéraux au box-office et sur la scène des festivals en mars, Deauville revient avec son Festival du cinéma américain.

Quelque 70 films américains seront projetés au cours des 10 jours du festival, avec 15 longs métrages en compétition. La liste des prétendants, exclusivement composée de films indépendants, comprend des offres de sept réalisateurs pour la première fois. Huit des 15 films en compétition ont été réalisés par des femmes, dont « First Cow » de Kelly Reichardt et « Love is Love is Love » d’Eleanor Coppola. L’actrice et chanteuse française Vanessa Paradis est présidente du jury.

La célébration est peut-être d’autant plus poignante que les cinémas à travers la France ont traversé un été difficile pratiquement dépourvu de films américains alors que les studios hollywoodiens ont retenu les superproductions pour attendre la fermeture des salles de théâtre liées à la pandémie aux États-Unis.

>> Lire la suite: Les cinémas français cherchent à rester à flot face à la sécheresse de Covid-19 causée par les blockbusters hollywoodiens

Les cinémas français, qui ont rouvert en grande pompe le 22 juin après une pause de trois mois, comptent également sur les grosses productions américaines pour piloter leur box-office d’été. En effet, la semaine dernière, « Tenet » de Christopher Nolan a finalement donné aux opérateurs de théâtre de quoi se réjouir. Le time-bender de science-fiction reporté trois fois de 200 millions de dollars a attiré 948 000 spectateurs en France dans la semaine qui a suivi sa sortie le 26 août, soit 40% de tous les billets vendus. Les cinémas français ont enregistré une baisse de 73,8% de la fréquentation en juillet par rapport au même mois l’année dernière.

En l’état actuel des choses, seuls deux films en lice pour les premiers prix de Deauville ont déjà des dates de sortie prévues en France. « Kajillionaire » de Miranda July sort dans les salles françaises le 30 septembre, suivi de « Last Words » de Jonathan Nossiter le 21 octobre.

L’édition 2019 du festival a attiré des personnalités comme Johnny Depp, Geena Davis, Kristen Stewart et Pierce Brosnan. Mais le pouvoir des stars d’Life sera plus modéré sur le tapis rouge cette année étant donné les freins liés aux coronavirus sur les voyages en provenance des États-Unis. Le réalisateur américain Nossiter, qui vit en Italie, et la star britannique Charlotte Rampling se rendront à Deauville pour présenter « Last Words », également sélectionné pour le Festival de Cannes.

En effet, les sélections cannoises alimenteront un afflux de célébrités souvent locales à Deauville. Neuf des 52 films initialement sélectionnés pour l’édition 2020 de Cannes, annulée sur la Côte d’Azur en mai, seront projetés à Deauville, avec leurs stars, comme les Français Maïwenn, Louis Garrel et Bruno Podalydès, prêts à fouler le tapis rouge sur la côte nord de la France. au lieu de 1 100 kilomètres au nord-ouest de La Croisette.

Cette édition de Deauville a également ouvert ses portes à un autre festival français bouleversé, le Festival international du film d’animation d’Annecy, mis en ligne en juin au milieu de la pandémie. Trois sélections d’Annecy seront projetées dans une émission jeunesse à Deauville, dont « Calamity » de Rémi Chayé, sur la frontière américaine Calamity Jane, qui a remporté le premier prix d’Annecy.

Deauville rendra hommage à Kirk Douglas, décédé en février à l’âge de 103 ans, projetant 12 films de l’acteur / réalisateur / producteur / écrivain, de «Out of the Past» (1947) à «The Final Countdown» (1980 ). La légende « Spartacus » fait deux apparitions sur la promenade du festival de Deauville, en 1979 et 1999.

Le festival du nord de la France se targue d’être «le seul festival européen de cette envergure à ouvrir ses portes au public» et accueille généralement 60 000 personnes au cours de l’événement. Les organisateurs cette année, cependant, s’attendent à une baisse de 30% de la fréquentation au milieu des restrictions de Covid-19. Les masques sont obligatoires sur place et des cercles rouges placés sur les sièges faciliteront la distanciation sociale à l’intérieur des théâtres.

La crise de la santé publique ne sera pas non plus oubliée dans la cabine de projection, Deauville ayant choisi de projeter 14 films mettant en vedette des personnels de santé comme protagonistes dans une émission spéciale, dont des classiques tels que « MASH » de Robert Altman (1970) et « Penny Marshall ». Awakenings »(1990).

. est partenaire de la 46e édition du Festival du cinéma américain de Deauville. Restez à l’écoute pour une couverture spéciale à partir de vendredi alors que les festivités commencent en Normandie.

  • PRINCE VULTAN / FLASH GORDON / FIGURINE FUNKO POP
    Le prince Vultan est un personnage rencontré par le footballeur Flash Gordon sur la planète Mongo sur laquelle il se trouve transporté contre son gré dans le film Flash Gordon. Vultan est bien sûr représenté avec sa tenue de barbare rappelant les vikings avec son casque à cornes et les morceaux de fourrure.