Accueil France Craignant une seconde vague, le gouvernement français mise sur une stratégie locale

Craignant une seconde vague, le gouvernement français mise sur une stratégie locale

Délivré le: 13/09/2020 – 14:08

Alors que la pandémie de coronavirus s’accélère en France, le Premier ministre Jean Castex souhaite s’appuyer sur une approche régionalisée. Lors d’une conférence de presse vendredi, il a déclaré que « la plupart des mesures ne devraient pas être décidées depuis Paris ». Il s’agit d’une stratégie très différente de celle adoptée en mars lors de la mise en lock-out de toute la France. Jan-Cédric Hansen, médecin et membre de la Société Française de Médecine de Catastrophe, l’explique à ..

Lors de son discours du 11 septembre, le Premier ministre français a fait un bilan inquiétant de l’évolution de la crise sanitaire du Covid-19. Castex a noté qu’il y avait eu une « nette aggravation » de la propagation du virus en France et qu’il « n’a pas baissé en intensité » et « sera toujours avec nous pendant quelques mois ».

Mais Castex s’est abstenu d’imposer de nouvelles mesures nationales, affirmant que l’objectif de la France était « d’éviter un verrouillage général » et de réussir à vivre avec le virus grâce à la distanciation sociale, au port de masques et à des tests intensifiés.

Avec 42 départements dans la zone rouge indiquant des niveaux d’infection très élevés, le gouvernement mise plutôt sur l’autonomie des autorités régionales pour faire face à une deuxième vague de Covid-19, une stratégie assez différente de celle du 17 mars lorsque le gouvernement a imposé un verrouillage national.

Pour Castex, il appartient désormais «aux autorités sanitaires locales et aux élus de déclencher des mesures complémentaires de réduction des risques, notamment sur le port de masques, les rassemblements dans les espaces publics, les grands événements ou les horaires d’ouverture de certains magasins».

Jan-Cédric Hansen, médecin et membre de la Société Française de Médecine de Catastrophe, estime que cette approche est nécessaire et peut contribuer à combler «une déconnexion entre [national] mesures et la réalité sur le terrain « .

.: Peut-on parler de ce changement d’approche du gouvernement vers une gestion plus localisée?

Jan-Cédric Hansen: Jusqu’à présent, la gestion de la crise par l’État était très descendante et il y a maintenant une volonté de s’attaquer aux problèmes localement. Il est clair que la priorité du gouvernement est de continuer à faire avancer le pays et à protéger ses citoyens, mais en acceptant qu’il y a un plus grand risque pour les plus faibles. Bien sûr, l’aspect économique est primordial, mais il ne peut pas être le seul baromètre de la prise de décision politique, sinon nous courons le risque d’une catastrophe plus grave, comme nous l’avons vu aux États-Unis.

Dans le même temps, il y a une prise de conscience croissante des effets néfastes du verrouillage. Même si c’est la méthode la plus efficace pour lutter contre le virus, elle a un impact lourd sur la vie des citoyens, que ce soit en termes de lien social ou même de santé. Dans les maisons de retraite médicalisées, certaines personnes sont décédées des suites du confinement. C’est un problème grave dont il faut tenir compte.

Les régions sont-elles mieux à même d’évaluer et de gérer cette crise sanitaire?

Deux aspects très distincts de cela doivent être différenciés. La stratégie sanitaire doit être nationale, décidée par le gouvernement et transmise aux autorités locales dans tout le pays. En revanche, sa mise en œuvre doit se faire en concertation avec les professionnels locaux du domaine.

Jusqu’à présent, l’approche a été très homogène, les agences régionales de santé ont suivi les instructions et il y avait parfois peu de place pour la discussion.

J’ai été témoin de cette situation lorsque l’autorité sanitaire a demandé à une maison de soins infirmiers de tester tous les résidents en une journée, puis d’isoler les cas positifs. Il y avait deux cents résidents qui avaient besoin de se faire expliquer l’importance de la procédure à eux et à leurs proches et les implications qu’elle pourrait avoir sur leur avenir. Certains d’entre eux devraient être déplacés, bien que la chambre d’une maison de soins infirmiers soit beaucoup plus un espace de vie, contrairement à une chambre d’hôpital.

Au final, malgré la pression des autorités sanitaires, le processus a duré une semaine. C’est un bon exemple de la déconnexion entre les ordres officiels et la réalité sur le terrain. La volonté de donner plus de pouvoir de décision aux régions est un pas dans la bonne direction, même si à mon avis l’échelle est encore trop grande. Le représentant du service doit être capable de prendre des décisions fortes et localisées basées sur l’analyse épidémiologique de la circulation du virus.

>> Covid-19 dans les maisons de retraite en France: «  Dire au revoir fait toute la différence  »

Plus de 700 clusters sont actuellement à l’étude sur le territoire français selon les autorités sanitaires. Le gouvernement n’a annoncé aucun verrouillage localisé, mais n’exclut pas cette possibilité. Pensez-vous qu’ils seront nécessaires?

Comme je l’ai dit plus tôt, je pense que le verrouillage est le meilleur traitement contre la propagation du virus. Mais il faut encore l’utiliser à bon escient, car si vous avez 10% de la population infectée et que vous confinez 100% de la population, vous imposez une mesure inutile à 90% de la population.

Le verrouillage localisé permet d’isoler des zones très ciblées où le virus circule beaucoup, d’identifier rapidement les porteurs et d’appliquer les mesures nécessaires. Nous avons accès à des études de flux de population très précises en France. Plutôt que de tester tout le monde, il faut identifier les personnes les plus exposées, c’est-à-dire celles qui se déplacent le plus, et les tester en priorité.

Pendant longtemps, le gouvernement n’a pas voulu envisager l’option du verrouillage local, il y a eu un gros retard, mais je pense que cela deviendra la norme. Cette méthode est essentielle, mais il faut comprendre qu’elle représente des défis logistiques très complexes et diversifiés.

Si nous identifions un cluster dans une usine par exemple, faut-il empêcher les employés de rentrer chez eux? Les politiciens devront juger entre le respect de la liberté individuelle et la nécessité de contenir la pandémie. La question du maintien des services de base se posera également, car si une station d’épuration d’eau potable est identifiée comme source de contagion, il ne sera pas possible de la fermer.

Toutes ces questions ne peuvent pas être traitées par des lignes directrices nationales et doivent être traitées au cas par cas par des consultations.

Cet article a été traduit de l’original en français.

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