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Izumi Matsumoto nous quitte à l’âge de 61 ans – Actualités

Wave Studio a annoncé sur le blog du managka Izumi Matsumoto, via le site Comic-On, ce mardi, que l’artiste nous avait quitté le 6 octobre. Il était âgé de 61 ans.

Ces dernières années, l’artiste souffrait de nombreux malaises dus à une hypovolémie du liquide céphalo-rachidien (fluide céphalo-rachidien pauvre). Matsumoto était désireux de reprendre le travail et de combattre sa maladie, malgré l’inquiétude qui le rongeait quant à l’opération au cœur qu’il avait reçu quelques années plus tôt. D’après les médecins, il est décédé dans son sommeil, sans souffrir.

Matsumoto avait révélé sur son blog en novembre 2019 qu’il souffrait d’une sténose du canal rachidien, un rétrécissement du canal lombaire. L’auteur expliquait souffrir d’engourdissements dans les jambes qui le rendaient indécis quant à l’avenir.

Il expliquait que ces symptômes ont commencé il y a plusieurs années, mais que la sensation est devenue si vive qu’il ne pouvait pas trouver le sommeil. Il s’était alors rendu à l’hôpital pour obtenir des somnifères, mais les engourdissements, de plus en plus forts, avaient rendu ceux-ci inefficaces. «Dormir», se confiait-t-il «devient terrifiant à chaque nuit qui arrive. »

Il allait plus en détail dans son article, expliquant que la pression sur les os et les muscles entourant sa moelle épinière créaient de fortes douleurs et engourdissements; les symptômes apparents d’une sténose du canal rachidien; qui sont, d’après ses propres mots, probablement aggravés par le prix d’âge. D’après-lui, sa posture de travail, derrière un bureau, n’avait rien arrangé. En se rendant dans une clinique orthopédique pour un IRM, il aurait découvert son état. Plus que de la douleur, ce sont ces engourdissements qui étaient un vrai problème, rend les tâches basiques du quotidien difficile.

Aussi, il expliquait que malgré le prix d’un traitement adapté, son état ne s’était pas amélioré. La chirurgie devait être une alternative plus efficace d’après ses recherches, mais il n’y avait pas enclin – d’abord parce que cette procédure l’effrayait, et ensuite parce qu’elle a un coût considérable.

En octobre 2018 l’auteur annonçait reprendre ses activités après deux ans passés à combattre la maladie.

En effet, il revélait en août 2016, alors qu’il suivait des soins à l’hôpital, souffrir d’une hypovolémie du fluide cérébrospinal après avoir reçu un choc à la tête à la fin du mois d ‘ avril – par quelqu’un se pressant dans un train – le clouant au lit pendant trois mois. Digital Manga Inc. révélait au moins de novembre suivant que l’état de l’artiste «s’aggravait», qu’il souffrait de convulsions de plus en plus fréquentes.

D’après les propos du dessinateur, cette même année, la lumière bleue de l’écran empirait son état, le forçant à laisser de côté ordinateur et téléphone portable, rend impossible la consultation de ses courriels. A cette époque, il avait demandé à l’un de ses amis de traiter à sa place.

En 1999, il renonçait au dessin à cause des mêmes symptômes, mais le bon diagnostic ne fut posé qu’en 2004. Il reprit après un traitement adapté son activité à l’automne 2005.

Il est l’auteur de la série Kimagure Orange Road, sérialisé entre 1984 et 1987 dans le Weekly Shonen Jump, édité par Shueisha. Le titre, en France, est édité chez Delcourt / Tonkam qui propose le synopsis suivant:

Kyosuke Kasuga mène une vie discrète avec sa famille dans leur nouvelle ville. Avec ses deux soeurs, il doit cacher un secret: ils sont télépathes et télékynésistes. A l’heure de la rentrée, Kyosuke est surtout tourmenté par ses sentiments pour la jeune lycéenne rebelle Madoka Ayukawa.

Le titre est à l’origine d’un anime diffusé entre 1987 et 1988, de deux films et de plusieurs OVA.

Source: blog d’Izumi Matsumoto

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