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Un tribunal français statue contre Clint Eastwood lors du procès pour l’attaque d’un train Thalys

Publié le: 18/11/2020 – 16:09

Un tribunal français a jugé que Clint Eastwood ne pouvait pas témoigner lors du procès d’un homme armé islamiste présumé, dont l’attaque contre un train à grande vitesse a été contrecarrée par trois Américains, qui se sont ensuite incarnés dans un film de l’acteur et réalisateur américain.

Le procès du ressortissant marocain Ayoub el Khazzani, qui a ouvert le feu à bord d’un train Thalys traversant l’Europe du Nord en août 2015, a débuté lundi à Paris. L’avocat de Khazzani avait demandé avant le début du procès que le tribunal appelle Eastwood comme témoin, affirmant qu’il pouvait «faire la lumière» sur l’authenticité des scènes représentées dans son film.

Le film d’Eastwood est basé sur un livre écrit par le trio intitulé « Les 15h17 à Paris: la véritable histoire d’un terroriste, d’un train et de trois héros américains ».

Khazzani a déclaré aux enquêteurs avant le procès qu’il s’était prononcé contre l’attaque à la dernière seconde mais qu’il était trop tard pour éviter la confrontation avec les passagers, a déclaré une source judiciaire.

Le film ne montre cependant pas ce prétendu changement d’avis. L’avocat de la défense craignait que le film n’influence le point de vue des gens sur l’attaque. Elle voulait interroger Eastwood sur les instructions qu’il avait données en tant que réalisateur aux acteurs.

Les procureurs antiterroristes se sont opposés à la demande de l’avocat.

Ils ont dit qu’Eastwood n’avait pas été témoin de l’incident et qu’il n’avait aucun sens de faire appel à un homme de 90 ans au milieu d’une pandémie. Ils ont accusé la défense de chercher « à créer un buzz ».

Le juge a refusé la demande, arguant que Spencer Stone, Anthony Sadler et Alek Skarlatos, les jeunes Américains qui ont immobilisé Khazzani avant que quiconque ne soit tué, témoigneraient jeudi et vendredi.

Les trois hommes ont reçu une médaille d’honneur du président français de l’époque, François Hollande, aux côtés de Mark Moogalian, un professeur franco-américain qui a été abattu dans le dos par Khazzani avec une arme de poing après avoir arraché son fusil Kalachnikov. Moogalian, qui a maintenant 56 ans, comparaîtra également en tant que témoin jeudi.

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