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Ouverture du procès de l’ancien président français Nicolas Sarkozy pour corruption à Paris

Délivré le: 23/11/2020 – 03:44

L’ancien président français Nicolas Sarkozy est jugé lundi pour tentative de corruption d’un juge dans ce qui pourrait se transformer en post-scriptum humiliant à une carrière politique entachée d’une litanie de malheurs juridiques.

Bien qu’il ne soit pas le premier chef d’État français moderne sur le banc des accusés – son prédécesseur et mentor politique Jacques Chirac a été reconnu coupable de détournement de fonds – Sarkozy est le premier à être accusé de corruption.

Il s’est battu avec acharnement pendant six ans pour faire rejeter l’affaire, dénonçant « un scandale qui restera dans l’histoire ».

« Je ne suis pas un escroc », a déclaré ce mois-ci à BFM TV, dont le style combatif a fait de lui l’un des hommes politiques les plus populaires de France.

Les procureurs affirment que Sarkozy a promis au juge un emploi cossu à Monaco en échange d’informations privilégiées sur une enquête sur les allégations selon lesquelles Sarkozy aurait accepté des paiements illicites de l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt pour sa campagne présidentielle de 2007.

Leur cas repose en grande partie sur des écoutes téléphoniques de conversations téléphoniques entre Sarkozy et son avocat de longue date Thierry Herzog, que les juges autorisés en tant que procureurs ont également examiné sur le financement libyen présumé de la campagne 2007 de Sarkozy.

Cette enquête est toujours en cours, bien que Sarkozy ait fait une pause ce mois-ci lorsque son principal accusateur, l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, a soudainement rétracté son affirmation d’avoir livré des millions d’euros en espèces au dictateur libyen Moammar Kadhafi.

Sarkozy et Herzog ont assailli les robinets sur leurs téléphones comme une violation du privilège client-avocat, mais en 2016, un tribunal de grande instance a confirmé leur utilisation comme preuve.

Accusé de corruption et de trafic d’influence, Sarkozy risque une peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans et une amende maximale d’un million d’euros (1,2 million de dollars).

Herzog, membre éminent du barreau de Paris, fait face aux mêmes accusations ainsi qu’à celle de violation du secret professionnel. L’essai devrait durer trois semaines.

‘Un coup de pouce’

Les enquêteurs ont découvert que Sarkozy avait utilisé un pseudonyme – Paul Bismuth – pour acheter un téléphone privé afin de converser secrètement avec son avocat.

À une douzaine d’occasions, ils ont discuté de contacter un juge français de haut niveau, Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, la plus haute cour d’appel de France pour les affaires pénales et civiles.

Les procureurs affirment qu’Azibert, qui est également jugé, avait été chargé d’obtenir des informations de l’avocat du tribunal chargé de l’enquête Bettencourt et de l’inciter à demander un verdict en faveur de Sarkozy.

En échange, Sarkozy utiliserait ses nombreux contacts pour donner « un coup de pouce » aux efforts d’Azibert pour sécuriser le poste moelleux de Monaco.

« Je vais le faire monter », a déclaré Sarkozy à Herzog, selon l’acte d’accusation des procureurs, qui a comparé ses actions à celles d’un « délinquant chevronné ».

Mais plus tard, Sarkozy a semblé s’abstenir d’approcher les autorités monégasques au nom d’Azibert – un signe, selon les procureurs, que les deux hommes avaient été informés des écoutes téléphoniques.

« M. Azibert n’a jamais reçu de poste à Monaco », a déclaré Sarkozy à la télévision BFM ce mois-ci – même si selon la loi française, une simple offre ou promesse peut constituer de la corruption.

Toujours sous les feux de la rampe

Sarkozy, un avocat de formation, affirme que la justice française a mené une vendetta contre lui pour récompenser ses tentatives de limiter les pouvoirs des juges et leur dire qu’ils étaient trop souples envers les délinquants.

Il doit revenir au tribunal en mars 2021 avec 13 autres personnes pour des allégations de violations du financement de la campagne lors de sa candidature infructueuse à la réélection de 2012.

Les procureurs accusent l’équipe de Sarkozy d’avoir utilisé un système de fausses factures orchestré par le cabinet de relations publiques Bygmalion pour dépenser près de 43 millions d’euros dans la course somptueuse – près du double de la limite légale.

Les difficultés juridiques de longue date ont contribué à faire couler sa candidature pour le retour à la présidentielle de 2017, mais Sarkozy a surfé sur une vague de popularité depuis l’annonce de sa retraite de la politique en 2018, pressant la chair avec des foules enthousiastes lors d’apparitions publiques.

Des files de fans ont fait la queue pendant l’été pour lui faire signer ses derniers mémoires, « The Time of Storms », qui a dépassé les listes des best-sellers pendant des semaines.

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