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La France réclame de longues peines pour les complices présumés de l’attaque de Charlie Hebdo

Émis le: 08/12/2020 – 16:09

Les procureurs ont demandé mardi des peines sévères allant de cinq ans à la prison à vie pour 14 complices présumés des hommes armés islamistes qui ont assassiné des caricaturistes et tué des otages dans un supermarché juif à Paris en 2015.

Seize personnes ont été tuées dans l’attaque du magazine satirique Charlie Hebdo, qui avait publié des caricatures du prophète Mahomet, et lors d’une prise d’otages trois jours plus tard.

L’un des trois assaillants, tous tués par la police lors de fusillades, a également abattu une policière.

Les personnes jugées depuis septembre sont accusées d’avoir fourni divers degrés de soutien logistique aux assassins de Charlie Hebdo, Cherif et Said Kouachi, et au preneur d’otages du supermarché Amedy Coulibaly. Ils nient les accusations.

Trois des 14 suspects, âgés de 29 à 68 ans et dont la petite amie de Coulibaly, Hayat Boumeddiene, sont jugés par contumace.

Boumeddiene s’est enfui en Syrie peu de temps après les attaques. On ne sait pas où elle se trouve.

Les procureurs ont demandé une peine à perpétuité pour Ali Riza Polat, un ressortissant franco-turc de 35 ans, présenté lors du procès comme «le bras droit» de Coulibaly accusé de l’avoir aidé ainsi que les frères Kouachi à se procurer des armes.

Polat a admis devant le tribunal qu’il avait participé à diverses «escroqueries», mais a nié avoir eu connaissance de ce que Coulibaly, qui avait prêté allégeance au groupe État islamique, et ses complices planifiaient.

Les co-accusés de Polat, dont deux hommes qui ont passé du temps en prison aux côtés de Coulibaly, ont également nié toute participation aux attaques et rejeté les allégations de radicalisation.

L’assassinat des caricaturistes a provoqué un choc profond dans la France laïque, qui a une tradition de satire anticléricale.

Les attentats ont marqué le début d’une longue série d’attaques terroristes en France, dont beaucoup ont été menées par de jeunes fidèles français de l’État islamique.

Après le début du procès, les caricatures étaient au centre d’une autre attaque meurtrière en octobre, avec un jeune réfugié tchétchène décapitant le professeur Samuel Paty pour avoir montré certaines des caricatures aux élèves d’une classe sur la liberté d’expression.

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