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Un projet de loi français pourrait interdire aux non-vaccinés des transports en commun

Émis le: 22/12/2020 – 18:05

Les personnes qui ne parviennent pas à se faire vacciner contre le Covid-19 pourraient se voir interdire d’utiliser les transports en commun en France, selon un projet de loi qui a suscité la colère des politiciens de l’opposition mardi.

Le Premier ministre Jean Castex a obtenu lundi le soutien de son cabinet pour un projet de loi conçu pour fournir un cadre juridique pour faire face aux crises sanitaires, y compris la pandémie de coronavirus.

Selon le texte, qui va maintenant être soumis au Parlement, un test Covid négatif ou la preuve d’un « traitement préventif, y compris l’administration d’un vaccin » pourrait être exigé pour que les personnes se voient accorder « l’accès au transport ou à certains endroits, comme ainsi que certaines activités « .

Selon les sondages, 55% des Français déclarent ne pas se faire vacciner contre Covid, l’un des taux les plus élevés de l’Union européenne.

La campagne de vaccination du gouvernement doit commencer dimanche.

Le président Emmanuel Macron a promis que les vaccinations contre les coronavirus, bien que fortement recommandées, ne seront pas obligatoires.

Mais les politiciens de l’opposition ont condamné le projet de loi, Marine Le Pen, chef du parti d’extrême droite RN, le qualifiant de mesure «essentiellement totalitaire».

« D’une manière détournée, ce projet de loi ne vise pas à rendre les vaccinations obligatoires, mais empêchera quiconque ne se conforme pas d’avoir une vie sociale », a-t-elle déclaré.

Le porte-parole du parti RN, Sébastien Chenu, a déclaré que le gouvernement de Macron prévoyait « une dictature de la santé ».

Guillaume Peltier, chef adjoint du parti LR de centre-droit, a déclaré qu’il était « inconcevable » que le gouvernement soit autorisé à « obtenir tout le pouvoir de suspendre nos libertés sans contrôle parlementaire ».

La sénatrice centriste Nathalie Goulet a déclaré que le projet était « une atteinte aux libertés publiques », tandis que le député d’extrême gauche Alexis Corbière a déclaré « que nous pourrions au moins avoir une discussion collective si l’idée est de limiter nos libertés publiques ».

En réponse, la ministre du secteur public Amélie de Montchalin a déclaré que le projet de loi n’était « pas du tout fait pour créer des pouvoirs exceptionnels pour le gouvernement » ou « créer un état de santé ».

Elle a dit qu’il y aurait un débat sur le projet de loi au cours duquel « tout ce qui doit être clarifié sera clarifié ».

L’UE a donné le feu vert pour un vaccin contre le coronavirus Pfizer-BioNTech lundi, ouvrant la voie au début des premières inoculations dans 27 pays juste après Noël.

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