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Des avions de combat français survolent la République centrafricaine au milieu des tensions électorales

Délivré le: 09/01/2021 – 16:13

Des avions de combat français ont survolé la République centrafricaine samedi pour la première fois depuis une élection contestée le mois dernier, a déclaré le bureau du président Emmanuel Macron.

Le bureau de Macron a déclaré que le vol avait eu lieu à la demande du président Faustin-Archange Touadera et avec l’autorisation d’une mission de maintien de la paix de l’ONU dans le pays.

Le président français avait condamné les récents actes de violence lors d’un appel téléphonique avec Touadera, a déclaré son bureau, une référence apparente à une avancée rebelle qui, selon Touadera et les Nations Unies, a été montée par l’ancien président François Bozize pour contrecarrer l’élection.

Touadera a été déclaré vainqueur des élections du 27 décembre avec plus de 50% des suffrages exprimés en un seul tour, évitant ainsi un second tour contre l’un des 16 challengers. De nombreux candidats de l’opposition ont demandé l’annulation des élections et la répétition du vote, invoquant des irrégularités et un faible taux de participation à la suite de violents affrontements.

Des avions de combat français ont également survolé la République centrafricaine quatre jours avant le vote.

La France a une histoire d’interventions militaires répétées en République centrafricaine, plus récemment de 2013 à 2016. Les Nations Unies y maintiennent actuellement près de 13 000 soldats de la paix.

La commission électorale a déclaré Touadera vainqueur avec un taux de participation de plus de 76% malgré. Cependant, seulement la moitié des 1,8 million d’électeurs éligibles du pays ont pu s’inscrire pour voter en raison de l’offensive rebelle.

Une élection contestée pourrait déstabiliser davantage un pays dont la population de 4,7 millions d’habitants a subi des vagues de violence des milices depuis 2013 qui ont tué des milliers de personnes et contraint plus d’un million de personnes à quitter leurs foyers.

Les rebelles, qui, selon les Nations Unies et Touadera, sont dirigés par l’ancien président Bozize, se sont emparés brièvement de la quatrième plus grande ville du pays avant le vote. Macron a réitéré samedi la condamnation de l’ancien président Bozize.

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