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L’ancien champion de France de patinage Abitbol «  soulagé  » alors que l’ex-entraîneur Beyer accusé d’agression sexuelle

Publié le: 09/01/2021 – 16: 33Modifié: 09/01/2021 – 16:35

Sarah Abitbol, ​​dix fois championne de France de patinage artistique, a exprimé son soulagement samedi après que son ancien entraîneur Gilles Beyer ait été placé sous enquête officielle pour agression sexuelle suite aux accusations d’au moins six patineuses ou anciennes patineuses.

Beyer est au centre d’un scandale qui a secoué le sport en France l’année dernière après qu’un Abitbol, ​​ancien médaillé des championnats du monde, ait pour la première fois porté des accusations contre lui dans un livre.

Abitbol a accusé Beyer, l’ancienne entraîneure d’élite française de patinage artistique, de l’avoir agressée sexuellement à plusieurs reprises alors qu’elle avait entre 15 et 17 ans au début des années 1990. Son livre a conduit plusieurs autres patineurs à se présenter.

Dans une déclaration à l’. en janvier de l’année dernière, Beyer a admis avoir eu une «relation intime» avec Abitbol, ​​qui, selon lui, était «inappropriée». Il a présenté ses « excuses ».

Suite à ces révélations, le parquet de Paris a ouvert début février une enquête préliminaire sur «le viol et l’agression sexuelle de mineurs par une personne en situation d’autorité», visant notamment à vérifier d’autres victimes potentielles.

Parmi les anciens patineurs qui se sont manifestés à la suite du livre d’Abitbol, ​​ »Un Si Long Silence », figuraient Hélène Godard, Laure Detante et Najma Mahamoud, la championne de France junior en 2014. Ils ont tous accusé Beyer dans la presse.

Beyer a été placé en garde à vue mercredi matin mais libéré vendredi après avoir été inculpé par le parquet de Paris « d’agression sexuelle par une personne en situation d’autorité et de harcèlement sexuel par une personne en situation d’autorité ».

Contacté par l’. vendredi, l’avocat de Beyer, Thibault de Montbrial, a refusé de commenter.

Une source proche du dossier a déclaré à l’. que les cas de plusieurs femmes, mineures au moment des faits allégués, ne pouvaient pas être poursuivis en vertu de la prescription française. Il s’agit notamment du cas d’Abitbol.

La source a déclaré que seuls les cas plus récents, impliquant six femmes adultes au moment des événements présumés, peuvent être poursuivis. Trois d’entre eux ont accusé Beyer d’agression sexuelle.

Déluge de révélations

Dans le petit monde du patinage artistique français, le livre d’Abitbol avait conduit à un flot de révélations.

D’autres patineurs ont porté des accusations d’agression sexuelle, de harcèlement sexuel ou de chantage contre d’autres entraîneurs ou entraîneurs de patinage.

>> Accusations de viol de patinage «  que la pointe de l’iceberg  » pour le sport français

Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) depuis plus de 20 ans sur deux périodes, a été contraint de démissionner, après un long bras de fer avec la ministre des Sports Roxana Maracineanu, début février 2020.

Une enquête ouverte par le ministère des Sports a ensuite révélé des soupçons sur 21 entraîneurs de la FFSG, dont 12 ont été accusés « d’actes de harcèlement ou d’agression sexuelle ».

Beyer n’est pas le premier cas très médiatisé impliquant des athlètes mineurs.

En 2017 et 2018, l’ancien médecin de l’équipe nationale américaine de gymnastique, Larry Nassar, a été condamné à une série de peines allant de 40 à 175 ans de prison après avoir été jugé pour agression sexuelle sous le couvert du traitement de plus de 265 femmes identifiées, dont beaucoup d’anciennes olympiennes américaines, ainsi que pour possession de pornographie juvénile.

(. avec .)

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