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L’affaire française d’inceste suscite des centaines de témoignages de #Metooinceste sur Twitter

Publié le: 17/01/2021 – 12: 06Modifié: 17/01/2021 – 12:07

Dans la foulée de l’affaire Olivier Duhamel, lorsque ce grand politologue français a été accusé d’abus sexuels incestueux sur son beau-fils, un hashtag #Metooinceste a suscité samedi «des centaines» de témoignages sur Twitter, selon le mouvement féministe français #Noustoutes.

«C’était mon grand-père», «l’oncle cool de la famille», «ça m’est arrivé quand j’avais 6 à 14 ans»: ce sont les débuts de certains des témoignages postés sur Twitter samedi sous le nouveau hashtag #Metooinceste.

Suivant le modèle du mouvement mondial #Metoo qui dénonçait les agressions sexuelles et le harcèlement à partir de 2017, ce nouveau hashtag intervient «dans le sillage de la publication du livre de Camille Kouchner,« La Familia Grande », note #Noustoutes dans un communiqué.

Ce livre révèle que le frère de Kouchner a été victime de l’inceste de son beau-père, le politologue Olivier Duhamel, à l’âge de 14 ans.

Pour #Noustoutes, « ces témoignages confirment ce que les professionnels de la protection de l’enfance disent et répètent depuis de nombreuses années ».

«Les personnes qui commettent le crime d’inceste viennent de tous horizons, les adultes réagissent peu ou mal lorsque les victimes se confient à eux et les signaux envoyés par les victimes« ne sont pas entendus ».

Le mouvement estime que «nous avons l’opportunité de détecter très rapidement cette violence et de l’arrêter», prônant notamment des «campagnes massives de prévention» et une meilleure formation des professionnels travaillant au contact des enfants.

Le hashtag #Metooinceste était à la deuxième place des tendances Twitter en France samedi soir.

« J’avais 5 ans. En une soirée, le frère de ma mère m’a volé mon innocence (…) En une seconde j’avais 100 ans », a rapporté un utilisateur de Twitter. « Je jouais au Lego. Il est passé dans mon dos. C’était la fin de ma croissance. J’avais arrêté de vivre », a déclaré un autre.

«La première fois, j’avais 3 ans, ma cousine avait 14 ans. J’avais peur. Une vie de traumatisme et d’amnésie pendant des années», confie un troisième.

L’inceste reste un sujet profondément tabou dans la société française, même s’il est considéré comme un problème majeur en France avec près d’une personne sur 10 potentiellement touchée.

(. avec .)

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