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Les députés français approuvent un projet de loi pour lutter contre l’extrémisme islamiste

Délivré le: 16/02/2021 – 19:31

L’Assemblée nationale française a approuvé mardi une loi pour lutter contre l’extrémisme et le séparatisme islamistes dans le but de s’attaquer aux causes profondes de la violence djihadiste – en réponse à une vague d’attaques qui a fait plus de 250 assassinés depuis 2015.

Le texte élargirait considérablement les pouvoirs du gouvernement pour fermer les organisations religieuses et les lieux de culte s’il s’avérait qu’ils diffusent «des théories ou des idées» qui «provoquent la haine ou la violence envers une personne ou un peuple».

La législation offre une protection aux dirigeants communautaires modérés qui risquent d’être renversés par un «putsch» extrémiste. Il faudra également que toutes les associations s’engagent par écrit à faire respecter les «valeurs républicaines» – les valeurs libérales et des Lumières chères à la France – si elles veulent recevoir des subventions de l’État.

Afin de réprimer le financement religieux de pays comme la Turquie, le Qatar ou l’Arabie saoudite, la loi obligera les associations à déclarer les dons supérieurs à 10 000 euros et à faire certifier leurs comptes.

Un nouveau délit consistant à menacer un fonctionnaire dans le but d’obtenir «une exemption totale ou partielle ou une application différente des règles» serait passible d’une peine maximale de cinq ans de prison.

Le projet de loi propose des critères plus stricts pour autoriser la scolarisation à domicile des enfants de plus de trois ans afin d’empêcher les parents de retirer leurs enfants des écoles publiques et de les inscrire dans des structures islamistes clandestines.

Les médecins, quant à eux, seraient condamnés à une amende ou à une peine d’emprisonnement s’ils effectuent un test de virginité sur des filles – tandis que les autorités seraient interdites de délivrer des papiers de résidence aux candidats polygames.

Le parti centriste du président Emmanuel Macron s’est rallié autour de la loi, avec 347 députés de l’Assemblée nationale votant pour, 151 contre et 65 abstentions. Le texte va maintenant être soumis à la chambre haute, le Sénat, où le parti de Macron ne détient pas la majorité.

Les islamistes n’auront «  jamais notre avenir  »

Le projet de loi a été présenté après le coup de couteau et la décapitation, le 16 octobre, du professeur Samuel Paty par un militant islamiste tchétchène mécontent de la présentation de caricatures du prophète Mahomet dans une classe sur la liberté d’expression. Paty a montré ces images à son cours d’éducation civique tout en soulignant que les élèves pouvaient choisir de ne pas les regarder s’ils étaient offensés.

Le meurtre horrible de Paty a suscité l’indignation dans toute la France – incitant Macron à réprimer l’extrémisme et la violence islamistes dans un pays sous le choc d’une vague d’attaques djihadistes depuis 2015 qui ont tué plus de 250 personnes.

Dix-sept personnes ont été tuées pendant trois jours d’attaques en janvier 2015, à commencer par le massacre de 12 personnes à l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, qui avait publié des caricatures du prophète Mahomet. L’agression a été suivie du meurtre d’une policière française et d’une prise d’otages dans un supermarché juif, au cours de laquelle quatre juifs français ont été massacrés.

Plus tard dans l’année, le 13 novembre 2015, une escouade de tueurs djihadistes a commis l’atrocité la plus meurtrière de France en temps de paix, attaquant le stade de France, des bars et des restaurants dans le centre de Paris et la salle de concert du Bataclan, tuant 130 personnes.

En septembre 2020, trois semaines après le procès des complices de l’attaque contre Charlie Hebdo, deux personnes ont été attaquées devant les anciens bureaux de l’hebdomadaire satirique par un homme brandissant un hachoir à viande. Moins de deux semaines après le meurtre de Paty, un assaillant armé d’un couteau a tué trois personnes adorant dans une église de Nice, leur coupant la gorge à deux. Un Tunisien arrivé en France le mois précédent a été inculpé de meurtre – un acte jihadiste de persécution anticatholique qui faisait écho à la gorge tranchée du père Jacques Hamel alors qu’il célébrait la messe dans son église de Normandie en 2016.

En réponse au meurtre de Paty, Macron a juré que la France ne renoncerait jamais aux valeurs des Lumières telles que le droit de blasphémer. Il a salué le professeur assassiné comme un « héros » pour avoir représenté les valeurs laïques et libres de pensée de la République française.

« Il a été tué parce que les islamistes veulent prendre notre avenir », a déclaré Macron lors d’un service commémoratif pour Paty. « Ils ne l’auront jamais. »

La France a une longue tradition de caricatures qui s’attaquent aux autorités politiques et religieuses – y compris la moquerie rampante du catholicisme de Charlie Hebdo.

«Avec ce qui s’est passé en France ces dernières années et plus récemment, le gouvernement ne peut tout simplement pas se reposer et laisser cela se produire; il doit prendre des mesures radicales pour empêcher que cela continue et ne s’aggrave », a déclaré Philip Turle, rédacteur en chef des Affaires internationales de ..

(. avec ., AP et .)

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