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Coyote (13eme Rue) : une série dramatique bien ficelée avec Michael Chiklis de The Shield en vedette

Ce dimanche 4 avril, 13ème rue diffuse les deux premiers épisodes de la saison 1 de Coyote, une nouvelle série policière américaine inédite en France.

Après une première séquence où l’on voit plusieurs immigrés s’enfuir en courant après qu’un coyote a tiré sur l’un d’entre eux, la première fois que l’on voit Ben Clemens (Michael Chiklis, ‘The Shield’), c’est du « mauvais côté » de la barrière qui sépare les États-Unis du Mexique, détruit par le désert impitoyable et entrant dans la Basse Californie.

Comment il en est arrivé là sera expliqué dans les premiers épisodes de Coyote, une série de six épisodes qui sera diffusée donc sur 13ème rue à compter du dimanche 4 avril, puis les deux dimanches suivants. Un drame policier dans lequel on suit un garde-frontière américain très peu soucieux de sa mission de protéger le pays de ce qui vient du sud.

L’histoire commence le jour de sa retraite, le jour où la seule vie qu’il ait jamais connue prend fin. Ben Clemens se rend au Mexique pour travailler sur le projet de ses rêves : une maison dans un endroit isolé. À son retour, il se retrouve soudain à devoir aider une jeune fille enceinte terrifiée (Emy Mena) qui veut passer aux États-Unis en fuyant Dante (Krystian Ferrer), membre d’un puissant cartel de Tijuana.

Ce sauvetage, si on peut l’appeler ainsi, se complique et Ben va se retrouver dépassé par les événements en essayant de sauver la jeune Maria Elena et sa famille, qui sont devenues les cibles du chef du cartel (Juan Pablo Raba). La série, co-créée par Michael Carnes, Josh Gilbert et David Graziano, tente d’explorer les dilemmes auxquels notre protagoniste est confronté et place toute sa carrière devant un miroir inconfortable.

Un dilemme présenté de manière élémentaire

Coyote s’attache à ébranler les fondements d’un personnage respectueux de la loi et de l’ordre public dont le monde en noir et blanc devient une échelle de gris. Cependant, le principal problème de Coyote est que ce dilemme moral est présenté de manière très basique. Le personnage joué par Michael Chiklis, conçu pour être l’Américain étroit d’esprit, « ici on parle anglais », apparaît comme beaucoup plus plat que souhaitable.

Il n’est pas très difficile de trouver des individus de ce genre, partout dans le monde, et en regardant certains reportages et documentaires, on peut constater que l’empathie n’est certainement pas une exigence pour ce travail. Je ne sais pas s’il est crédible que quelqu’un qui a passé trois décennies à contrôler les frontières et qui fréquente son bidonville de Tijuana maîtrise à peine les notions élémentaires d’espagnol.

Mais au-delà du fait qu’il y a sûrement des gens comme ça, la série avance en essayant de nous faire prendre conscience des parallèles qui peuvent se produire des deux côtés de la frontière. L’accent est mis sur l’empathie, mais la leçon est quelque peu puérile ? J’irais même jusqu’à dire paternaliste.

L’avis d’Urban Fusions en bref

Le voyage de Ben ne fonctionne pas tout à fait à cause de son développement de base d’une part, et de la nature précipitée de l’histoire d’autre part. Initialement, cette première saison devait se développer en dix épisodes, mais pour des raisons de pandémie, CBS All Access, sa plateforme d’origine, l’a raccourcie à six. Les ajustements pertinents rendent cette saison à la limite du déroutant et, peut-être, du brusque.

C’est dans les premiers épisodes que Coyote fonctionne le mieux, lorsque l’action est bien menée et qu’il y a une certaine intrigue autour de Ben. Mais une fois l’introduction terminée, ce sont les scènes dans lesquelles les différents personnages sont explorés qui animent le plus une série dont l’intérêt retombe trop vite.

Les deux premiers épisodes de la saison 1 de Coyote intitulés Une maison au Mexique et Le chantage sont diffusés ce dimanche 4 avril 2021 à partir de 20h55 sur 13ème rue.

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