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Love and Monsters (Netflix) : une comédie d’aventures post-apocalyptique monstrueuse !

Hollywood n’est pas étranger à toutes sortes de films dystopiques post-apocalyptiques, mais le film de Paramount, Love and Monsters, dispo sur Netflix depuis ce mercredi 14 avril, prend le genre dans une direction beaucoup plus légère, en suivant un jeune homme en mal d’amour qui s’aventure dans un monde de monstres.

Réalisé par Michael Matthews (Five Fingers for Marseilles) à partir d’un scénario de Brian Duffield (The Babysitter) et Matthew Robinson (Dora et la Cité perdue, Monster Trucks) d’après une histoire de Brian Duffield, il se déroule dans un monde post-apocalyptique où une grande partie de l’humanité a disparu et où la Terre est envahie par des créatures géantes. Love and Monsters ne repose peut-être pas sur un concept innovant, mais un scénario intelligent et le talent de Dylan O’Brien en font une comédie d’aventure super divertissante.

Dans Love and Monsters, O’Brien incarne Joel Dawson, un jeune homme de 24 ans qui vit dans un bunker souterrain avec un groupe d’autres survivants depuis la « Monsterpocalypse », sept ans auparavant. Lorsqu’il reprend contact par radio avec sa petite amie du lycée, Aimee (Jessica Henwick), il décide impulsivement de parcourir les 85 miles qui le séparent de sa colonie pour retrouver son amour. Le problème est que Joel n’a pas beaucoup d’aptitudes au combat ou d’instinct de tueur. Mais cela ne l’empêche pas de rencontrer un chien nommé Boy, qui l’aide à se protéger, et deux survivants, Clyde (Michael Rooker) et Minnow (Ariana Greenblatt), qui lui apprennent à rester en vie. Bien que Joel doive faire face aux monstres à la surface de la Terre, il doit aussi se demander s’il a pris la bonne décision en quittant sa colonie pour retrouver Aimee, et il reste à voir s’il survivra aux monstres – ou à son amour.

Bien que Love and Monsters soit en quelque sorte une histoire de science-fiction de haut niveau, elle fonctionne parce qu’elle suit les conventions classiques et explore les thèmes universels de l’amour, du rejet et de la découverte de sa place dans le monde. Ces thèmes ne sont pas approfondis, mais l’expérience humaine est suffisamment explorée dans Love and Monsters pour lui donner une certaine profondeur, ce qui le rend plus substantiel qu’un simple film de monstres. Le fait que Love and Monsters s’articule autour d’un type d’histoire classique, celle d’un garçon et de son chien, est également un atout, même si, dans ce cas, Joel et Boy se battent contre des monstres effrayants. Cela permet d’ancrer le film dans une dynamique fascinante, tout en donnant à Joel quelqu’un avec qui interagir lorsqu’il n’est pas en présence d’autres personnes. Au final, Love and Monsters est un délicieux mélange d’histoire humaine poignante et de spectacle de films de monstres, même s’il est parfois difficile de trouver un équilibre entre ces éléments.

Mention spéciale pour la performance de Dylan O’Brien dans Love and Monsters

Une grande partie de ce qui fait que Love and Monsters fonctionne si bien est en fait la performance de Dylan O’Brien. L’acteur a été une étoile montante de la série télévisée Teen Wolf de MTV, jouant le rôle de Stiles, le meilleur ami intello et sarcastique, et O’Brien apporte un peu de ce même charme à son rôle de Joel dans Love and Monsters. O’Brien livre une excellente performance comique, mais il a aussi la capacité de jouer les moments plus sérieux, faisant de Joel un personnage bien équilibré.

L’acteur peut même mener une conversation à sens unique avec un chien sans que cela ne devienne trop caricatural. Comme il y a peu d’autres personnages dans Love and Monsters, et encore moins de seconds rôles, le film repose sur les épaules d’O’Brien, qui se révèle être un acteur principal exceptionnellement talentueux. Il est soutenu par Henwick, Rooker et Greenblatt, qui travaillent tous bien avec O’Brien pour cultiver une dynamique fascinante à l’écran. Mais ils n’ont pas beaucoup d’occasions de travailler. Love and Monsters est le film d’O’Brien, qu’il doit faire ou défaire, et il est suffisamment charmant, drôle et fascinant pour le faire fonctionner.

Si le scénario de Duffield contribue largement à donner une nouvelle tournure à l’histoire dystopique apocalyptique de Love and Monsters, certains éléments semblent un peu éculés – ou, du moins, rappellent trop les gimmicks d’autres films. Par exemple, la narration de Joel (sous forme de lettres qu’il écrit à Aimee) et les leçons de Clyde sur la façon de rester en vie ressemblent trop aux règles de Zombieland et à l’interprétation de Jesse Eisenberg. Cela ne veut pas dire que Love and Monsters est une copie de Zombieland, mais cela montre que le film de Matthews entre dans un genre incroyablement encombré et ne fait pas assez pour se démarquer comme étant totalement original. Sa qualité la plus attachante – au-delà du Joel d’O’Brien et de sa relation avec le chien Boy – est peut-être le fait qu’il présente des monstres réalistes, utilisant un mélange d’effets pratiques et de CGI, qui rappellent les films de monstres des années 80. En fin de compte, Love and Monsters tente, sans y parvenir, d’offrir la comédie-aventure d’apocalypse excentrique, irrévérencieuse et unique en son genre qu’il veut clairement être.

L’avis d’Urban Fusions en bref

Si le spectacle des monstres et les paysages apocalyptiques tentaculaires seraient superbes sur grand écran, il y a quelque chose de parfait dans la sortie d’un film qui parle de quitter un bunker et de s’aventurer dans un monde nouveau et effrayant à ce moment précis. Love and Monster offre cette expérience d’évasion, en échangeant une pandémie contre une Monsterpocalypse. En tant que tel, Love and Monsters vaut vraiment la peine d’être vu par ceux qui ont envie d’un nouveau film et qui veulent vivre une aventure légère. Ce n’est pas nécessairement un film à voir absolument, mais ceux qui donneront une chance à Love and Monsters seront sans aucun doute conquis par cette délicieuse distraction de notre propre monde effrayant.

Love and Monsters est disponible en streaming sur Netflix depuis ce mercredi 14 avril 2021.

 

 

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