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The Handmaid’s Tale : la servante écarlate déjà de retour, la guerre contre Gilead est déclarée sur OCS

Surprise, la saison 4 de The Handmaid’s Tale : la servante écarlate est arrivée plus tôt que prévu sur OCS ! Vous pouvez désormais voir les 3 premiers épisodes de la quatrième saison sur la plateforme de streaming à partir de ce mercredi 28 avril.

Il y a des séries qui ont la capacité de nous accrocher année après année. The Handmaid’s Tale, la servante écarlate en fait partie. Chaque année, on nous promet la grande révolution de June (Elisabeth Moss) et chaque année, celle-ci est légèrement à la dérive même si elle se rapproche de la réalité. Et cette saison 4, qui vient d’arriver ce mercredi 28 avril, pourrait être l’exception…

Elizabeth Moss incarne June dans the handmaid's tale la servante écarlate

Je vais essayer de limiter au maximum les détails de l’intrigue pour éviter de spoiler cette saison 4, mais je dois souligner que si nous nous attendions à ce que la révolution des servantes soit désormais une promenade de santé, nous ne pouvons pas nous tromper davantage car nous allons continuer à voir June souffrir, et pas qu’un peu.

June vs Gilead

Ces trois premiers épisodes de la saison 4 commencent presque sans transition là où nous avons laissé la série il y a deux ans. L’avion a atterri au Canada mais June, gravement blessée, et son équipe sont laissées en arrière, se réfugiant dans la propriété d’un vieux commandant et de sa femme adolescente (McKenna Grace).

Comme vous pouvez l’imaginer, la tranquillité sera de courte durée, tandis qu’au Canada, les choses ne s’annoncent pas faciles non plus. Fred et Serena (Joseph Fiennes et Yvonne Strahovsky) sont toujours retenus en captivité, Gilead se prépare à la guerre et les enfants sauvés n’arrivent pas à s’adapter à leur nouvelle liberté ou à comprendre pourquoi ils ont été séparés du jour au lendemain des seules familles qu’ils ont connues, ce qui va mettre Moira (Samira Wiley), Luke (O. T. Fagbenle) et Emily (Alexis Bledel) dans tous leurs états.

L’une des plus grandes critiques des premières saisons de The Handmaid’s Tale était la violence de la torture dont le scénario de Bruce Miller abusait. Alors qu’il semblait que ce sadisme avait considérablement diminué, la saison 4 ramène la, disons, tradition. Réalisé par Elisabeth Moss, Belladone, le troisième épisode, est particulièrement difficile à regarder.

Il y a, de manière générale, une volonté dans cette saison de The Handmaid’s Tale : la servante écarlate de renforcer la soif de vengeance. Tant du côté des servantes en fuite, il y a une scène qui rappelle les lynchages sous les ordres de Tante Lydia, que du côté de l’appareil de pouvoir gileadien. Ces nouveaux épisodes sont haletants, tendus et granuleux.

Non pas que tout fonctionne dans cette saison. La série est toujours aussi déterminée à entretenir la flamme entre Nick (Max Minghella) et June, une intrigue secondaire qui ne mène nulle part depuis des années et qui ne cadre pas tout à fait avec ce qui nous est raconté dans ces nouveaux épisodes. Bruce Miller ne semble pas non plus savoir exactement quoi faire avec les Waterford, mais au moins, ils conservent un certain intérêt.

les ervantes dans la série the handmaid's tale

La accentuée dans cette quatrième saison

Jason Lutes a avoué à propos de son magnifique Berlin que le fait qu’aucune croix gammée ou autre symbole politique n’apparaisse jusqu’à la dernière ligne droite de son œuvre est dû à la volonté, malgré un contexte géographique et historique très spécifique, d’universaliser autant que possible cette histoire de citoyens ordinaires qui voient le monde changer sous leurs yeux.

Quelque chose de similaire se produit avec The Handmaid’s Tale. Margaret Atwood a voulu être suffisamment succincte pour définir cette dystopie, même si elle a utilisé des éléments reconnaissables. Une démarche que Bruce Miller a suivie, en maintenant une certaine asepsie pendant les premières saisons parce qu’il n’était pas nécessaire d’en montrer plus pour le petit monde qui entoure June.

Dans cette saison 4, l’attention est de plus en plus grande et cela se remarque aussi dans les questions esthétiques. La série est plus riche en images et même les environnements traditionnellement sobres et austères ont une certaine couche d’embellissement supplémentaire que les saisons précédentes n’avaient pas. Et c’est quelque chose qui est assez frappant, surtout si l’on se réfère à ces premiers épisodes de 2017. La mise en scène, l’imagerie, l’esthétique de la série en général apprécient les plans plus ouverts, voire lumineux. Combiner une sorte de lueur d’espoir avec le sentiment que les enjeux sont bien plus élevés que le sort d’un groupe de femmes.

Notre avis sur The Handmaid’s Tale saison 4, en bref

En bref, cette saison 4 de The Handmaid’s Tale est accompagnée d’une force inhabituelle. La tranquillité habituelle des premiers épisodes des autres saisons est remplacée par un scénario dans lequel Bruce Miller appuie sur l’accélérateur et ne perd pas de temps pour présenter la situation qui dominera celle des protagonistes durant ces épisodes.

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