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Un monde obèse sur Arte : le surpoids et l’obésité, un fléau pour la société de demain ?

Soirée consacrée à l’obésité et au surpoids ce soir 8 juin sur Arte à partir de 20h50 avec trois films documentaires

Depuis les années 1980, l’obésité a connu une augmentation rapide, et cela dans le monde entier. Les effets d’une épidémie d’obésité pourraient difficilement être plus fatals.

documentaire sur l'obésité sur arte

Les experts en nutrition, les scientifiques et les médecins tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme. Ils signalent très clairement un problème grave. Il ne pourrait pas être plus énorme. On dit déjà que d’ici 2030, la moitié de la population mondiale sera en surpoids ou obèse. Ils parlent déjà de l’épidémie d’obésité redoutée comme d’une bombe à retardement. Dans le de 2020 des réalisateurs Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman, Dean Schillinger, de l’hôpital général de San Francisco, le dit de manière particulièrement radicale. Le médecin américano-américain jette un regard sombre sur l’avenir :

« Nous vivrons dans un monde où une personne sur trois est diabétique, où tout le monde est obèse et où les gens meurent d’accidents vasculaires cérébraux et de crises cardiaques avant l’âge de 40 ans. Les conséquences sont claires. Si nous ne faisons rien, nos sociétés s’effondreront. Pas seulement aux États-Unis, mais aussi au Mexique, en Russie, en Chine, en Europe. Un peu partout ! »

Mais comment expliquer que deux milliards de personnes, adultes et enfants, soient déjà en surpoids ou obèses aujourd’hui ? Raj Patel, de l’université du Texas, affirme que « cela ne se fait pas par magie. Au contraire, cela demande beaucoup de travail. Nous devons nous demander qui sont les forces motrices ici. »

Lutter contre les géants de l’alimentation

Le film complet de De Lestrade et Gilman offre un regard détourné sur les échecs de l’industrie alimentaire et des politiques, et il souligne comment la révolution alimentaire depuis les années 1980 a engendré de nouveaux empires. Pour dire les choses crûment : elle a échoué sans retenue – avec des conséquences extrêmes. Aujourd’hui, une poignée de multinationales possèdent pratiquement toutes les marques, génèrent 500 milliards de dollars de chiffre d’affaires et déterminent ce qui se trouve dans nos assiettes. Price est une arme secrète pour le pouvoir alimentaire. Leurs produits sont jusqu’à 60 % moins chers que les produits frais. En conséquence, ils finissent principalement dans les caddies des pauvres – le groupe cible le plus important et les premières victimes du système.

Embrace de Taryn Brumfitt

Des activistes tels que l’ecclésiastique américain Delman Coates calculent que la mauvaise alimentation tue plus de personnes que la violence armée. Dans sa ligne de mire, les boissons sucrées. Il affirme qu’ils sont aussi addictifs que les drogues dures. Coates a déjà intenté des procès très médiatisés contre des géants comme Coca-Cola. Mais avec l’aide d’un lobbying impitoyable ou de plusieurs millions de dollars américains pour les campagnes, ils se sont défendus. Leurs efforts n’étaient pas sans rappeler les premières machinations de l’industrie du tabac.

Combattre la grossophobie

Après le documentaire « Un monde obèse », ARTE s’intéresse aux changements du corps humain et à leurs effets sociaux. Dans le cadre de la soirée thématique, la chaîne culturelle franco-allemande montre comment des choses supposées petites peuvent en fait déclencher de grandes choses : Avec une photo avant-après devenue virale sur les réseaux sociaux de manière totalement inattendue, Taryn Brumfitt a lancé une discussion mondiale sur la folie de la minceur, le culte du corps et la pression qui pèse sur les femmes aujourd’hui. Dans le documentaire de 2016 « Embrace », que l’on peut revoir à partir de 23h15, elle raconte elle-même cette histoire de réussite peu commune.

On achève bien les gros | ARTE

Dans le film « On achève bien les gros », la Française Gabrielle Deydier se montre particulièrement courageuse, à partir de 22h20. Elle est obèse depuis sa jeunesse. Pendant des années, elle a subi des insultes et des discriminations, jusqu’à ce qu’elle décide d’arrêter de s’excuser d’être grosse. En effet, il n’est pas vrai que l’obésité provient d’une gloutonnerie incontrôlée ou d’une faiblesse de la volonté. Imaginatif et plein d’humour, le documentaire montre le combat de Gabrielle contre une société hostile aux gros et fait tomber un certain nombre de préjugés.

Retrouvez à partir de 20h50 Un monde obèse, suivi de On achève bien les gros à 22h20, puis Embrace (Accepte ton corps !) à 23h15, sur Arte ce mardi 8 juin 2021. Les trois films documentaires sont également disponibles en replay sur arte.tv.

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