Soyez-prêts : Votre facture d’électricité va augmenter, mais de combien et quand ?

       
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Le 1ᵉʳ février marquera une hausse significative de la facture d’électricité des Français, atteignant environ 10 %. Annoncé par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, sur TF1, cette augmentation est présentée comme une nécessité malgré sa difficulté. Elle s’inscrit dans le cadre de la suppression graduelle du « bouclier tarifaire », une politique initialement mise en place par le Premier ministre Jean Castex en automne 2021, avant l’escalade des prix de l’énergie due à la crise ukrainienne.

Pourquoi ces augmentations ?

La décision du gouvernement de relever les tarifs d’électricité reflète une situation complexe, marquée par les défis économiques et énergétiques actuels. L’abandon progressif du bouclier tarifaire, la hausse des prix du gaz, et la nécessité de maintenir un équilibre financier pour l’État constituent les pierres angulaires de cette politique. L’impact sur les ménages et les entreprises variera selon leur consommation et leur contrat, mais dans l’ensemble, cette augmentation affectera significativement le budget des Français.

Le gouvernement, conscient des répercussions, a tenté de fournir un aperçu concret de ces changements à travers des simulations variées. Ces exemples mettent en lumière non seulement les augmentations immédiates sur les factures mais aussi les implications à long terme pour les différents types de consommateurs. La stratégie de communication du ministre vise à préparer le terrain pour cette transition, tout en soulignant le caractère temporaire de ces mesures.

La hausse des tarifs est une étape importante dans la gestion de la crise énergétique et économique actuelle. Elle reflète la volonté du gouvernement de naviguer dans un environnement complexe, où les besoins immédiats doivent être équilibrés avec les perspectives à long terme. Alors que cette hausse marque une étape significative, le retour à une certaine normalité est envisagé pour février 2025, soulignant ainsi le caractère temporaire et adaptatif de cette politique.

De combien vont-ils augmenter les prix ?

Bruno Le Maire a souligné que cette hausse du 1ᵉʳ février serait la dernière importante de l’année 2024, avec un retour à la normale prévu pour février 2025. Les augmentations précédentes incluaient 4 % en février 2022, 15 % en février 2023, et 10 % en août 2023, totalisant ainsi une hausse de 43 à 44 % sur deux ans. Selon Le Maire, cette augmentation générera six milliards d’euros de revenus pour l’État en 2024, bien qu’un retour complet à la normale aurait pu produire neuf milliards.

« C’est la dernière hausse de cette taxe sur l’année 2024. La prochaine sera au 1ᵉʳ février 2025, nous reviendrons à la situation qui était celle d’avant le bouclier tarifaire. »

– Bruno Le Maire

Le gouvernement a illustré l’impact de ces augmentations avec des simulations. Un ménage avec une maison de quatre pièces chauffée à l’électricité pourrait voir sa facture mensuelle croître de 17,80 euros. Pour les commerces comme une boulangerie, utilisant un tarif réglementé avec une consommation annuelle de 90 MWh, l’augmentation mensuelle atteindrait 116 euros. Les appartements d’une pièce, non chauffés à l’électricité, connaîtront une hausse moyenne de 4,50 euros par mois.

L’augmentation est conséquence directe du doublement de la taxe sur le gaz depuis janvier. Cette charge, initialement supportée par les fournisseurs de gaz, sera désormais répercutée sur environ 20 millions de foyers français. Les clients sous le tarif « bleu » d’EDF, reconnu pour sa constance sans heures creuses, seront particulièrement touchés. Les détenteurs de l’option « effacement jour de pointe » verront leur tarif grimper de 10,1 %, en échange d’une consommation réduite lors de pics de demande. Les entreprises et abonnés non résidentiels subiront une augmentation variant entre 5,2 % et 8 %.

       

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