Votre facture d’électricité va augmenter ! Savez-vous de combien exactement et pourquoi ?

       
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À compter du 1ᵉʳ février 2024, une hausse significative des prix de l’électricité affectera les ménages français. Cette situation résulte de la réintroduction de la taxe sur l’électricité, suspendue depuis près de deux ans. Avec la fin du bouclier tarifaire, la « taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité » (TIFCE) s’élèvera de nouveau, passant de 1 à 21 euros par mégawattheure. Initialement, cette taxe s’élevait à 32,44 euros. Le coût de l’électricité comprend divers facteurs tels que le prix de l’électron, le transport, la distribution et les taxes.

La répercussion de cette augmentation ne sera pas uniforme. Les petites entreprises et les abonnés non résidentiels verront leurs factures augmenter de 5,2 à 8 %. Par exemple, une boulangerie pourrait subir une hausse mensuelle de 116 euros.

Des variations selon le type de logement

Les logements d’une pièce chauffés au gaz connaîtront une hausse de 4,5 euros par mois, tandis que ceux chauffés à l’électricité verront une augmentation de 8,3 euros par mois. Une maison de 4 pièces chauffée au gaz (consommation annuelle de 3,7 MWh) subira une hausse de 7,6 euros par mois, contre 17,8 euros pour une maison similaire chauffée à l’électricité (consommation annuelle de 9 MWh).

Le gouvernement avait promis que le tarif réglementé de l’électricité ne dépasserait pas 10 %. Cependant, les 400 000 foyers bénéficiant de la formule « effacement jour de pointe » subiront une augmentation de 10,1 %, les incitant à réduire leur consommation lors des pics de demande nationale.

Qu’est-ce qui explique celA ?

Les prix mondiaux du pétrole ayant diminué depuis septembre, les coûts des carburants et du gaz ont baissé. Néanmoins, pour le gaz, il faut considérer le quasi-doublement de la taxe d’accise, passée de 8,37 € à 16,37 €/MWh depuis le 1er janvier. Un consommateur moyen paierait 96 € supplémentaires pour une facture annuelle de 1 260 €.

Les tensions croissantes en mer Rouge, en lien avec le conflit israélo-palestinien, exacerbent les inquiétudes concernant l’énergie. Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Économie, a exprimé sa préoccupation quant aux répercussions de ces tensions sur l’économie et l’énergie.

La stabilité des prix en dit long

En janvier 2024, l’inflation annuelle s’établissait à 4,3 %. Les prix de l’alimentation restent stables depuis neuf mois, et ceux des carburants baissent. Toutefois, des hausses sont observées dans d’autres secteurs, notamment l’électricité.

Depuis mai dernier, les prix alimentaires se sont stabilisés. Les négociations commerciales en cours pourraient entraîner des hausses de tarifs pour compenser les coûts croissants. La Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FEEF) rapporte des demandes de hausse de 3,5 % de la part des fournisseurs PME-ETI.

Michel-Édouard Leclerc, du groupe E. Leclerc, indiquait que 2024 verrait des hausses, notamment sur les produits énergétiques, malgré certaines baisses.

       

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